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E-sport, le jeu haut niveau
Si la Corée du Sud n’a pas inventé les compétitions de jeux vidéo, elle a été décisive pour emmener la discipline dans une autre dimension. Et c’est en partie grâce à elle que le e-sport a été pris au sérieux. Les jeux vidéo, discipline olympique ? Depuis 2017, le Comité International Olympique (CIO) considère les compétitions vidéoludiques comme un sport à part entière. Si un stéréotype longtemps associé aux joueurs et joueuses de jeux vidéo les présentait comme l’antithèse de l’athlète, l’image a vécu. La concentration, la technique gestuelle et la gestion des émotions ont ainsi placé l’e-sport sur la liste des possibles pratiques pouvant être ajoutées aux programmes olympiques. Le début de la reconnaissance.
Post Date 2026/02/05 -
Comment s’amusent les Coréens ?
Le peuple de l’amusement En effet, ce n’est pas pour rien que les Coréens s’autoproclament « peuple de l’amusement » (heung-eui minjok). Si ce surnom évocateur n’est né que tardivement, le divertissement a toujours fait partie intégrante de la vie des habitants de la péninsule comme en témoigne l’existence de nombreux jeux traditionnels. On peut notamment citer le ttakji qui se joue à deux ou plus et qui consiste à se servir d’un ttakji (carré formé par deux morceaux de papier pliés ensemble) pour retourner celui de son adversaire.
Post Date 2026/02/04 -
Bap
Bap est de ces mots, simples en apparence, qui s’absorbent vite et se digèrent lentement, libérant peu à peu la profondeur de leur univers de sens. Il relève du vocabulaire élémentaire enseigné à qui cherche à connaître les rudiments de la langue coréenne. Les débutants dont j’ai fait partie l’assimilent aisément comme signifiant le riz. Voilà un raccourci qui altère la compréhension de ce que ces trois lettres charrient avec elles. Bap exprime en effet plus et moins à la fois que le terme dont nous usons en français pour dire et penser cet aliment au cœur de la cuisine et, par extension, de la culture des pays est-asiatiques.
Post Date 2026/02/03 -
Les noms des Coréens
Les Français éprouvent souvent de l’embarras lorsqu’ils se trouvent confrontés aux noms coréens. Quand ils sont amenés à les lire à haute voix d’après une transcription en alphabet latin, ils s’y hasardent prudemment tout en s’excusant par avance de leur maladresse qu’ils pressentent inévitable. Si le patronyme vient en premier comme il est d’usage en Corée, ils tomberont avec un peu de chance sur un « Kim » ou un « Lee », mais le répit sera bref car il faudra aller jusqu’au bout de l’exercice et se risquer sur le prénom. La situation s’avère également épineuse et frustrante quand il s’agit de se rappeler un nom coréen. « Comment s’appelle le cinéaste qui a réalisé le film magnifique que j’ai regardé l’autre jour ? » Pas étonnant que les stars de la K-pop se dotent d’un nom d’artiste facile à retenir, Jin, Jimin, Rosé, etc. Enfin, un dernier problème qui laisse perplexes les étrangers – et parfois les Coréens eux-mêmes : le prénom ne permet pas toujours de savoir si la personne est une femme ou un homme, à moins d’être utilisé dans un contexte comme dans « Han Kang, autrice... » À défaut, hélas, d’une solution pour vous tirer d’affaire, nous proposons dans cet article quelques explications à propos de la manière dont les Coréens se nomment. Commençons par la transcription qui vient d’être évoquée. La langue coréenne s’écrivant à l’aide d’un alphabet particulier, la nécessité s’impose dès qu’on sort de la sphère coréenne de transcrire les noms propres dans une écriture plus universelle pour permettre aux non-coréanophones de les reconnaître. La question se pose en général lors d’une première demande de passeport. Les citoyens sud-coréens sont libres de choisir, dans les limites de l’acceptable, la façon dont leur nom doit s’écrire en alphabet latin et ne sont pas obligés d’appliquer le système de romanisation en vigueur dans le pays. Depuis le début du nouveau millénaire, l’Institut national de la langue coréenne publie régulièrement des recommandations en la matière, mais aucune règle n’est imposée par la loi. La situation devient parfois un peu confuse, comme celle de cet écrivain qui a voulu modifier l’orthographe occidentale de son nom entre deux publications de traductions en français de ses œuvres pour s’aligner sur le choix qu’avait fait entre temps son traducteur anglais… L’anglais est d’ailleurs souvent pris comme langue de référence par les Coréens quand ils doivent décider de la romanisation de leur nom et c’est la raison pour laquelle la voyelle 勻 correspondant au son « o » ouvert est fréquemment transcrite « u » (Kim Ki-duk) et la voyelle 厄 « oo » (Hong Sang-soo) et non « u ». Alors que la correspondance 梯-Kim suscite un consensus quasi unanime, rares sont les étrangers qui savent que le patronyme « Rhee » de Syngman Rhee, ancien président de la République, est en réalité le même que celui qu’on écrit la plupart du temps « Lee » ou, plus rarement, « Yi » et pour lequel les Nord-Coréens, plus respectueux que les Sudistes des normes de romanisation de leur pays – par ailleurs, différentes de celles du Sud – optent pour « Ri ». Il en va de même pour l’orthographe des prénoms, ainsi que pour la façon d’assembler les syllabes : Sangsoo, Sang-soo, Sang-Soo, Sang Soo, etc. Vous rencontrez un Coréen. Avec les intentions les plus amicales, vous lui déclarez : « Mon voisin aussi est coréen. Il s’appelle Kim. Vous le connaissez peut-être ? » Cette question risque de provoquer un éclat de rire amusé chez votre interlocuteur. D’après le recensement de 2015, les « Kim » représenteraient 21,5 % de la population sud-coréenne, soit un peu plus d’un Coréen sur cinq… Le pourcentage total atteindrait 44,6 % si on ajoutait ceux des « Lee » (Yi, Rhee…) et des « Park » (Pak, Bak…) qui arrivent respectivement en deuxième et en troisième position. Il n’existe dans le pays que trois cents patronymes « locaux » environ, excluant ceux des étrangers naturalisés coréens. Ils sont généralement formés d’une seule syllabe comme nous venons de le constater, mais de deux parfois, comme c’est le cas de l’acteur Namkoong Min. Ils proviennent d’un long processus d’assimilation de la civilisation chinoise - notamment de l’écriture chinoise - par l’élite coréenne, entamé à l’époque dite des Trois Royaumes, entre le 4e et le 7e siècle. Aujourd’hui en Corée du Sud, l’utilisation exclusive de l’alphabet coréen hangeul créé au 15e siècle est en vigueur. Cependant, une part importante (60-70 %) du lexique coréen est d’origine sino-coréenne. Ainsi, derrière « Kim » 김 se cache le caractère chinois 金, tandis qu’il sera difficile de deviner, en rencontrant un « Jeong » 정, auquel des deux caractères chinois, 鄭 ou 丁, correspond le nom.
Post Date 2026/02/02 -
Busan, ville secrète et capitale 2030 !
Busan, l’unique destination pour échapper à l’enfer de la capitale ravagée ! La guerre. Pas de loco, encore moins de charbon ! Impossible de s’offrir un Séoul-Irkoustk-Paris direct comme le promettaient les billets de carton vert qu’il avait ramassés dans la gare de Séoul. Une monumentale gare à la verrière crevée. « Une seule vraie ligne marchait, celle de Busan, desservie par un train de nuit quotidien depuis l’avant-veille. Douze heures pour quatre cents kilomètres ». Celui qui raconte n’est pas le scénariste d’une nouvelle suite « zombique » à Dernier Train pour Busan (2016) ou d’un autre film-catastrophe comme The Last Day (2009), une affaire de panique pour un million d’estivants, le jour où Haeundae, « la » plage de Busan, affronte un tsunami ! Busan est un décor prodigue pour les films qui « déménagent » !
Post Date 2026/02/01